Groupe de Paris des Anciens Élèves du Lycée Claude-Fauriel de Saint-Étienne

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19 et 20 mai 2001, week-end à Mulhouse et à Colmar

le carnet de voyage de Michèle Tardy
photos prises par Michel Ritz

Carnet de voyage alsacien (19 et 20 mai 2001)

Samedi 19 mai : 

Pour la majorité des participants à ce week-end, départ de la Gare de l’Est au petit matin. Voyage d’environ 5 heures, sans histoire, sauf … qu’à l’arrivée à Mulhouse, un couple est porté manquant, victime inattentive d’un arrêt sur voie inopiné à 3 minutes du terminus !

Une fois nos 4 amis venus de Saint-Étienne retrouvés au point de ralliement, et notre couple récupéré, le car prévu nous emmène au MUSÉE DE L’AUTOMOBILE, encore nommé « Collection Schlumpf », classé monument historique depuis 1978.

La vidéo d’entrée raconte la fabuleuse passion d’Hans, et surtout de Fritz Schlumpf, l’amenant à acheter, récupérer, emmagasiner, puis réparer et remettre entièrement à neuf un nombre incalculable de véhicules, représentant, au départ, les voitures européennes de prestige de son enfance. (Collection Bugatti, enrichie par la fondation Panhard).
Après moult péripéties, c’est maintenant dans une ancienne filature rénovée de 17.000 m2, éclairée de 845 lampadaires identiques à ceux du Pont Alexandre III à Paris, que le public émerveillé peut admirer plus de 400 automobiles rutilantes, des plus anciennes (Phaéton Panhard Levassor 1894) aux plus rapides (Porsche 936).

La collection est divisée en trois espaces :

« L’espace aventure » : il couvre toute l’histoire de l’automobile, avec « Tonneaux à vapeur, phaétons, vis-à-vis, dos-à-dos, roadsters, torpédos, etc.. » et des noms de rêve tels Bugatti (plus de 100 voitures), De Dion Bouton, Delage, Hispano Suiza, Panhard Levassor, tout comme un fourgon postal Renault de la guerre de 1914, et jusqu’aux modèles les plus récents.

« L’espace courses », incluant 70 bolides des grands noms du sport : Bugatti, Ferrari, Gordini, Lotus, Maserati, Porsche ….

« L’espace chefs d’œuvre » laissant admirer des merveilles comme les Bugatti Royales, la Rolls Royce Silver Ghost, la Berline Voisin, des Delahaye, etc.

Chacun visite selon son rythme et ses goûts, et peut suivre en parallèle, au fil des allées, des films sur écrans extra-larges ou sur bornes à écrans plasma. Certains se feront photographier en cabriolet d’époque avec pelisse, casquette et lunettes !

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Après l’automobile, le MUSÉE DU CHEMIN DE FER.

Le « Musée Express », à l’entrée, nous amuse avec ses divers jeux interactifs, mais notre intérêt va vite se focaliser sur l’importante collection de matériel historique roulant d’Europe Continentale.

Au fil des quais, tout un passé surgit : depuis les locomotives à vapeur du 19ème siècle, La Napoléon ou la Saint-Pierre, à la somptueuse 232 U I de 1949, qui fonctionne une fois par heure, de l’autorail Bugatti de 1935 (196 km/h) à la célèbre BB 9004 du record du monde de 1955 (331 km/h).

Que de voitures de voyageurs extraordinaires : la rudimentaire voiture en bois 4ème classe, ou celle à impériale, les wagons de rêve de l’Orient Express, le wagon-salon des aides de camps de Napoléon III décoré par Viollet le Duc, la voiture du Président décorée par Lalique, la voiture bonbonnière de la Grande duchesse de Russie …

Beaucoup d’objets ferroviaires sont évocateurs de souvenirs lointains : des horloges de gares, du matériel de quai, un composteur qui fonctionne, à notre amusement, des draisiennes (dont une, superbe, à gueule de loup), etc. et dans la cour du musée, une reconstitution de l’univers ferroviaire d’autrefois : signaux, panneaux, ponts, matériels de voie, etc.

Bref, vapeur, électricité, diesel, c’est un panorama riche et varié des chemins de Fer, avec aussi une inattendue locomotive chasse-neige et …découvert, bien sûr, par Jean TARDY, un locotracteur CROCHET, fabriqué à Saint-Chamond, pour le transport des pièces d’artillerie lourde.

Dans la foulée, certains d’entre nous visitent le « Musée du Sapeur Pompier », qui retrace l’histoire des soldats du feu et présente l’évolution du matériel de lutte contre l’incendie.                              

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La journée se termine, il faut regagner l’hôtel qui … 2ème aventure … ne sera pas le Formule 1 prévu, mais celui de la Rue du Soleil qui nous accueille ! Performance du groupe : personne n’oubliera son code d’entrée !

C’est l’heure du dîner, sur le site de L’ÉCOMUSÉE, village imaginaire de 70 fermes, maisons, granges, ateliers, etc. véritable mosaïque d’objets et de métiers anciens revenus à la vie. Dans ce décor campagnard, et sous l’œil de cigognes bien vivantes, nonobstant certaines incrédules qui les affirment en plâtre (!!), le dîner à La Taverne est joyeux, délicieux et typiquement alsacien.

Jean TARDY en  profite pour accueillir nos 3 « cousines d’Honoré d’Urfé » : Anne-Marie FOMBONNE, Christiane ASTIER et Dany BARTHELEMY. Il nous relate l’excellente soirée poétique de Christian JUIN : « Une vie », qui fera l’objet d’un article de Pierre FAYOLLE. Enfin, il nous informe de 5 nouvelles adhésions « participatives » de camarades entre 27 et 70 ans.

Dimanche 20 mai :

Ambiance rieuse au self-service du petit-déjeuner, avant la … 3ème aventure …Le chauffeur de car du jour, non averti du changement de logement, nous attend à l’autre Formule 1, évidemment sans succès !!

Mais nous sommes à l’heure, à COLMAR, pour la visite guidée de la ville. Celle-ci débute par le rez-de-chaussée du MUSÉE D'UNTERLINDEN, ancien couvent de Dominicaines fondé au 13ème siècle, et haut lieu de la mystique rhénane. Splendide cloître gothique, riche statuaire en provenance de la Commanderie des Antonins d’Issenheim, nombreuses peintures sur fond d’or qu’on ne voit plus au-delà du 15ème. Dans la chapelle, en point d’orgue, le fameux Retable d’Issenheim, de Mathieu Grünewald, polyptyque à transformations, dont notre guide  nous fait percevoir toutes les beautés dans les célèbres Crucifixion, Résurrection, Concert des Anges ou Tentation de Saint-Antoine.

S’ensuit la visite guidée de la ville, à pied, au long des rues étroites ponctuées de vieilles maisons à oriels, et de magasins aux enseignes d’Hansi belles et variées, mais toutes comportant les couleurs bleu/blanc/rouge. Nous admirons la fameuse Maison Pfister, l’Eglise des Dominicains, la cathédrale aux toits de tuiles colorées et vernissées, l’Ancienne Douane, la maison natale de Bartholdi, et les quartiers pittoresques, dont celui des Tanneurs avec le dernier étage à claire-voie de ses maisons qui servait de séchoirs.

Nous terminons notre tour de ville à La Petite Venise, pour honorer une succulents choucroute au Caveau Saint-Pierre.

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Le car nous ramène ensuite à Mulhouse pour une dernière visite libre : 
celle du MUSÉE DE L’IMPRESSION SUR ÉTOFFES.

Ce n’est qu’au 17ème siècle, grâce aux échanges avec l’Inde, que les pays européens maîtrisent les techniques d’impression stable sur étoffes. L’Europe découvre avec ravissement « les indiennes » aux motifs brillants et teintes chatoyantes, dont le secret réside dans l’utilisation de « mordants », sels métalliques d’origine minérale fixant les colorants sur les fibres.

Dès 1770, la France voit l’essor du textile dans 6 régions : Mulhouse et l’Alsace, Rouen et la Normandie, Nantes et sa région, Paris et l’Île de France, Marseille et la Provence, Lyon et le Dauphiné.

Dans la fabrication des étoffes imprimées interviennent 4 acteurs : le concepteur du motif, le graveur, le coloriste préparateur de la pâte, l’imprimeur.

Les colorants naturels et les mordants sont épaissis à la gomme du Sénégal. Pour la petite histoire, nous relevons que les mordants étaient homogénéisés et saturés par immersion de la toile dans un mélange d’eau et de bouse de vache !

Le travail total d’impression ne comprenait pas moins de 10 opérations : blanchiment des étoffes écrues, calandrage, impression des mordants avec planche en bois ou rouleau de cuivre, fixation des mordants, lavage et foulage, teinture, lavage et avivage, séchage, pinceautage, apprêts et finitions avec lustrage à la pierre d’agathe.

Au 19ème siècle, le travail est radicalement modifié avec l’apparition des machines. On applique le dessin sur une molette ronde, que l’on grave en creux, puis qui sert à réaliser une molette en relief, laquelle est ensuite appliquée sur un rouleau de cuivre, de façon répétitive et sur la largeur voulue.

Et quel est le nom de la machine ? le bastringue !

Dans le musée, se tient une exposition temporaire « Vies privées », où la reconstitution d’intérieurs du passé montrent les liens étroits entre les étoffes et les autres arts du décor tels que meubles, faïences, verreries.

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Le week-end alsacien touche à sa fin mais certains d’entre nous vont le prolonger quelque peu. Le soleil a été de la partie ; l’ambiance joyeuse et amicale, ainsi que les découvertes qui ont émaillé le séjour, nous laissent à tous un souvenir de réussite et de sympathie.

Que soient chaleureusement remerciés tous ceux qui ont consacré de la peine et du temps à nous offrir une vie heureuse de touristes ravis, à savoir Michel RITZ qui en a eu l’idée et en a assuré le lancement, Geneviève et Philippe BARBUT ainsi que Christian VOLLE, qui ont si bien œuvré pour couvrir toute l’organisation matérielle de ce périple.

Suis-je bien l’interprète de tous pour dire qu’honnêtement je suis prête à m’inscrire pour une prochaine fois ? Et vous ?

Michèle TARDY

photos prises par Michel Ritz